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Pourquoi j'utilise Next.js pour mes landing pages

J'ai utilisé Framer, Webflow et du from scratch pour mes clients. Pour mes propres produits, j'ai choisi Next.js. Voici pourquoi.

TL;DR

J'ai une vraie expérience avec Framer et Webflow — je les ai utilisés pour des clients pendant des années. Pour les landings de mes propres produits (Inner Gallery et Jungle Labs), j'ai choisi Next.js. Ce choix a un coût, mais il a aussi des avantages que les no-code ne peuvent pas offrir.

Le contexte

Quand j'ai lancé Inner Gallery, il me fallait une landing page. J'avais l'habitude de Framer et Webflow pour les projets clients. Les deux font très bien le job pour la plupart des sites vitrines.

Mais pour un produit que je vais maintenir sur le long terme, mes critères étaient différents : performance maximale, SEO fin, liberté totale sur le design et le comportement, et surtout aucune dépendance à un SaaS qui peut changer ses tarifs du jour au lendemain.

Ce que Framer et Webflow font bien

Je ne crache pas sur ces outils — je les ai utilisés pendant des années et je les apprécie sincèrement.

Framer produit des résultats visuellement impressionnants en très peu de temps. Les templates sont soignés, les animations fluides, et la collaboration design est excellente. Pour tester une idée rapidement ou livrer un site client en quelques jours, c'est un excellent choix.

Webflow est plus puissant côté CMS et structure. Le visual builder permet de construire des layouts complexes sans coder. L'hébergement est inclus et le déploiement automatique.

Pour un site client ponctuel, ces deux outils sont souvent le meilleur rapport temps/résultat.

Pourquoi j'ai choisi autre chose pour mes produits

Le pricing à long terme

C'est le point qui a pesé le plus. J'ai vécu le changement de pricing Webflow qui m'a coûté 800€/an de plus du jour au lendemain. Quand tu gères un produit sur plusieurs années, cette dépendance devient un risque.

Avec Next.js déployé en statique, l'hébergement me coûte quelques euros par mois. Et si je veux changer d'hébergeur, je prends mon code et je pars.

Le contrôle sur la performance

Les page builders génèrent du code optimisé pour leur cas général. Next.js me permet d'optimiser pour mon cas spécifique. La landing Inner Gallery charge en moins de 1.5 secondes, avec un score Lighthouse au-dessus de 95.

Pour un produit dont l'acquisition repose en partie sur le SEO, chaque milliseconde compte. Google utilise les Core Web Vitals comme facteur de ranking, et les landings Next.js bien configurées surpassent systématiquement les builders no-code sur ces métriques.

Le SEO granulaire

Next.js avec le App Router donne un contrôle complet sur les métadonnées : Open Graph, Twitter Cards, structured data JSON-LD, sitemap dynamique, canonical URLs, robots directives par page. Tout est configurable au niveau du code.

Sur Framer ou Webflow, ces options existent mais sont limitées par l'interface. Certaines optimisations avancées (structured data complexe, multi-langue avec hreflang, etc.) demandent des contournements.

La liberté technique

Inner Gallery a un système de waitlist avec capture d'email, une base de données, un envoi d'emails transactionnels. Intégrer ça dans Next.js c'est naturel — API routes, connexion base de données, envoi d'emails côté serveur. Sur un builder no-code, ça demande des intégrations tierces (Zapier, Make, etc.) qui ajoutent de la complexité et des coûts.

Le coût réel de Next.js

Soyons honnête : Next.js a un coût d'entrée plus élevé.

Le setup initial prend plus de temps. Là où Framer te donne un résultat propre en quelques heures, Next.js demande de configurer le projet, choisir les dépendances, mettre en place le déploiement. Comptez 2-3 jours pour une landing complète vs quelques heures sur un builder.

Il faut savoir coder. Ça paraît évident, mais c'est un vrai filtre. Si tu n'es pas développeur, Next.js n'est pas le bon choix. Framer ou Webflow te permettront d'obtenir un résultat professionnel sans écrire une ligne.

La maintenance est manuelle. Les mises à jour de Next.js, de React, de Tailwind — c'est toi qui les gères. Sur Framer, la plateforme gère tout ça.

Next.js est un bon choix si tu es développeur, que tu construis un produit long terme, et que tu veux garder le contrôle. Si tu veux tester une idée rapidement ou si tu n'es pas technique, les builders no-code sont probablement plus adaptés.

Mon setup

Pour les curieux, voici les briques que j'utilise :

  • Next.js avec App Router et export statique
  • Tailwind CSS pour le design system
  • Framer Motion pour les animations (l'ironie n'est pas perdue)
  • Déploiement sur Cloud Run (conteneur Docker + nginx)
  • Base de données Neon (PostgreSQL serverless) pour la waitlist
  • Emails via Resend pour les confirmations

Le tout pour un coût d'hébergement inférieur à 10€/mois, toutes landings confondues.

Quand utiliser quoi

Framer : tests rapides, prototypes, sites clients avec un budget temps serré. Si la landing doit être prête en 24h, c'est le bon choix.

Webflow : sites avec beaucoup de contenu éditorial, CMS, clients qui veulent modifier eux-mêmes leur site. Attention au pricing sur le long terme.

Next.js : produits que tu vas maintenir pendant des années, besoin de performance/SEO poussé, fonctionnalités custom (waitlist, API, i18n). Réservé aux développeurs.

Le meilleur outil dépend du contexte. Pour mes produits, Next.js me donne le contrôle et la liberté que je veux. Pour un site client livré en une semaine, je recommanderais probablement Framer. L'important c'est de choisir en connaissance de cause.

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